Fuji XE3 Setup #1 : Shooting en musée

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Disclaimer : Avant de commencer, je veux juste rappeler que je ne fais pas de la photographie professionnelle. Je suis juste une amatrice très passionnée encore en pleine formation. Je suis donc exigeante, mais pas au même niveau qu’un photographe qui vit de ses shootings. Les conseils que je peux prodiguer découlent de ma jeune expérience, et ne demande qu’à être perfectionnés !

Musée d’Orsay

Petit article sans prétention pour vous présenter rapidement le matériel que j’utilise pour mes escapades en musées. Tout d’abord pourquoi ?
Avec mes 2 pass annuels de musées parisiens, je peux visiter en illimité le Musée d’Orsay et ceux du réseau de la Ville de Paris. J’ai dcidé de faire profiter de mes sorties au groupe Facebook de dessineux que je gère, d’où l’apparition de billets avec le #VisiteUnMusée. Tous n’habitent pas Paris, tous n’ont pas les moyens de visiter des musées (budget, enfants, temps, etc), du coup mes shootings en musée me permettent à la fois de partir à la découverte de choses que je ne serai pas allée voir de moi-même, et en même temps de proposer à plusieurs personnes de voyager ou d’étayer leurs recherches graphiques.

Cependant, shooter en musées implique énormément de contraintes, et je dirai même beaucoup plus qu’en photo de rue.

Photo smartphone, photo poubelle ?

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Ce billet fait suite à un thread que j’ai voulu lancer sur mon instagram privé. Finalement, je trouve que le sujet est assez important pour en parler publiquement. Je m’étais déjà la réflexion avant d’acquérir mon Fuji X-E3 et que je shootais au smartphone, mais suite à la visite d’hier au Quai Branly j’ai besoin de crever l’abcès…

La Nuit des Mille bougies – Musée du Quai Branly

 

Est-ce que prendre des photos avec un smartphone détériore notre rapport au sujet ? Est-ce que, limité par les conditions et notre matériel, on ne prendrait beaucoup trop facilement des photos dites jetables ? Dans les événements avec beaucoup de monde massé devant une œuvre, faisant du coude à coude pour voir ce qui s’y passe, on n’a peu de temps pour penser à autre chose qu’à photographier. On en oublie même de regarder le sujet. On shoote, on patiente en regardant déjà le tableau suivant, et rebelotte. Même si on est soigneux, on ne veut pas déranger donc on va le plus vite possible, estimant que tout le monde fera la même chose car il attend son tour.

Pourquoi ce constat ?

Quand il y a beaucoup de monde, ça devient la cohue. On prend vite fait un cliché et on prie pour que ça passe. Que tout ne soit pas trop flou, sous-exposé, bref qu’on ait une photo correcte à partager sur Facebook ou Instagram. On mitraille tout ce qu’on voit parce qu’on aura pas le temps de profiter de la vue, y en a d’autres derrière qui attendent.

En photographiant de cette façon, on passe à côté de mises en scène, d’une créativité potentielle, et même carrément à côté de l’œuvre qu’on verra mieux plus tard.
On ne prend pas le temps de profiter, d’ausculter ce qu’on nous présente et de rechercher la meilleure façon de mettre en valeur le travail de l’artiste et du commissaire de l’exposition.

C’est seulement dans la salle sur la photo où j’ai pu faire quelques tests, parce que ma pote était au téléphone. J’étais dans un coin et j’attendais le bon moment. A l’affût.

 

La course dans la vie, la course dans les loisirs

D’habitude, je partage peu ce que je prends en photo sur les réseaux sociaux. J’estime qu’il s’agit d’une partie de ma vie privée. Par exemple, vous ne trouverez aucun portrait de mon entourage, non seulement parce que je veux les protéger mais aussi parce que je n’ai aucun droit sur leur image. Mais ce week-end, entre la gestion des réseaux sociaux du forum Allfanarts et la visite de l’expo Enfers et Fantômes d’Asie qu’on m’a réclamée corps et âme, j’ai partagé plus que nécessaire partout. Prise dans le flot, je me suis sentie dans la nécessité de shooter un maximum, même si les conditions n’étaient pas réunies. Face à une foule compacte digne d’une Japan Expo, les esprit s’échauffent plus facilement, ça s’impatiente. Et encore, à la Japan Expo, les gens sont beaucoup plu cools !

Pourtant, tout le monde ne comprend pas forcément que pour faire de bonnes photos dans le noir. Il ne suffit pas de faire clic clac kodak. On vérifie qu’on soit droit, on checke l’exposition, et on garde un œil sur le cadrage parce que le grand angle ne permet pas de zoomer sur un endroit précis d’une tapisserie ou d’une eau-forte. Sans compter les différents tests de cadrage à cause des reflets de la lumière.
Tout ça demande du temps et de la patience. Tout le contraire d’une photo au smartphone.

Et j’ai comme l’impression que les gens l’ont oublié la plupart du temps. Certains n’ont même pas connu l’époque de l’argentique. Donc prendre son temps pour faire une photo n’est pas du tout ancré dans leurs habitudes. Sauf que le public qui va voir les expos n’a pas 15 ans. Ca crée un climat de stress permanent durant les visites qui ont beaucoup d’affluence.

 

Le photographe est un chasseur

Tout ça pour dire que les futures expos avec autant de monde, je ne ferai certainement pas de photos avec l’appareil photo. Ou alors je serai seule et je me choisirai un spot, comme le chasseur qui se planque pour traquer le canard. Métaphore un peu agressive pour certains, mais moins qu’un simple mitraillage sans regarder ce qu’on fait.

Musée du Quai Branly

 

N.B. : cet article est un ressenti de ma dernière visite. Tout le monde n’est pas comme ça. La preuve : dès que le gros du monde est parti, tout le monde est redevenu civilisé et agréable. Mais j’avais décidé de découvrir un autre pan de la culture japonaise, pas de visiter le salon de l’agriculture….

Life Style & Bien-être : 2 ans avec la Withings Activité Steel

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Ceux qui me suivent sur Instagram savent déjà que depuis 2016 je suis ma santé d’un peu plus près. SI j’avais commencé par tout consigner sur du papier, j’ai vite sauter sur l’occasion des premiers traqueurs d’activité pour enregistrer durablement mon évolution. Withings était la société montante du moment : en plus de proposer un modèle économique vraiment axé sur le bien-être, elle était française.

En 2016, j’ai porté mon choix sur la montre Withings Activité Steel. Malgré son nom de montre connectée, elle arbore un style élégant et très discret. Elle capte vos activités de la journée, donc vous n’êtes pas obligé d’avoir le bluetooth constamment allumé. Avec ses bracelets de montre classique interchangeables, vous pouvez accorder votre montre à votre style du jour.

Deux ans, c’est la durée de vie de la pile de ma montre. Parce qu’il s’agit d’une montre normale avant d’être une montre connectée : pas de recharge, il suffit d’aller chez votre bijoutier pour changer la pile une fois morte.

Avant le futur rachat de Nokia Health (ex-Withings) par un potentiel grand groupe international, j’aimerai vous partager ma très bonne expérience avec ma Witgings Activité Steel.

#VisiteUnMusée avec l’Expo Parfums de Chine du Musée Cernuschi

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Jusqu’au 26 août 2018, le Musée Cernuschi propose une exposition assez unique en son genre. Elle porte sur les parfums de Chine : leur senteur, leur composition et leurs usages au quotidien.

La visite est tellement riche en expériences que vous pourrez y retourner plusieurs fois, sans avoir de sensation de déjà-vu. Vous pouvez faire :

  • le parcours classique : lire les indications au mur et les légendes.
  • la visite guidée : qui vous aidera à comprendre les choix des objets sélectionnés en contexte. On y apprend aussi que les objets présentés ne resteront pas les mêmes jusqu’au 27 août.
  • la visite interactive : les écrans vidéos à votre disposition vous permettront d’approfondir votre visite avec des interviews de personnes issues de différents domaines : CNRS, Parfumerie Dior, etc.
  • la visite olfactive : dans chaque pièce, une recette de parfum vous ait présentée et vous pouvez la sentir grâce à un système de ventilation.

J’ai fait la visite pour mon anniversaire, et je compte bien y retourner une ou deux autres fois d’ici le mois d’août. Le quartier en lui-même est déjà un dépaysement : une grande grille de fer ancienne sépare la ruelle de l’avenue d’un côté et le parc Monceau de l’autre. Cela rend le quartier quasi piéton. On a l’impression d’être dans un espace où le temps se serait arrêté.

#VisiteUnMusée avec l’Expo « Danse Degas Danse » au Musée d’Orsay

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Le Musée d’Orsay fait beaucoup de publicités autour de son exposition Danse Degas Danse. Ses tableaux sont souvent plus connus que le peintre en lui-même, et c’est justement certains tableaux qui m’ont interpellée et qui m’ont donné envie de jeter un coup d’oeil à l’expo.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas visité le musée d’Orsay. J’avais oublié à quel point il est grand. C’est vrai que c’était une gare, avant. La structure de l’établissement est vraiment atypique et ça donne beaucoup de charme. Par contre, j’avais oublié à quel point c’était une usine à gaz. On a l’impression d’entrer dans un aéroport tellement il y a de monde, d’entrées différentes, de portiques et de consignes de sécurité.

L’expo se trouve au dernier étage, pas facile à trouver pour qui n’est pas habitué à visiter le musée.

Et vous ? Que feriez-vous si des Titans venaient pour vous dévorer ?

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L’Attaque des Titans adapté par le studio Wit Studio Production I.G.

ou quand on découvre une pépite après tout le monde

Autant dire tout de suite que je ne m’attendais pas du tout à trouver la série aussi prenante. Je l’ai découverte par hasard et par la force des choses, comme on dit.

Un dimanche pluvieux de décembre, plutôt que de sortir, j’ai profité de mon abonnement vidéo pour faire le tour du catalogue. Après Ghost in the Shell, j’ai eu envie d’aller faire un tour du côté des animés et je suis tombée sur L’Attaque des Titans. On m’en avait parlé en 2013, mais j’avais eu des retours mitigés. Depuis de l’eau a coulé sous les ponts (ou plutôt du sang avec Game of Thrones), et j’ai décidé de passer outre les avis négatifs.

Le début est déstabilisant parce que beaucoup de personnages principaux meurent d’un coup, notamment des personnages qui semblaient fait pour durer. D’autres restent en vie alors qu’on se serait dit qu’ils auraient été les premiers à mourir. Y compris parmi les protagonistes. Ce que j’ai bien aimé, c’est le fait d’avoir une intrigue construite. Pas de surenchère du cliffhänger pour rien. Les principes moraux sont mis à rude épreuve et dans ce monde à mi-chemin entre l’anticipation et la dark fantasy, on suit les personnages tout en se posant des questions sur ses propres choix si on avait été dans la même situation. La situation est très bien vue du point de vue humain faible à des colosses mangeurs d’humains.

Série Kanji et Kana n°1 : Apprentissage du japonais

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Semaine 1 : apprentissage des Kanas

2018 est l’année de beaucoup de changements. Ma première résolution est de m’investir davantage dans l’équipe du forum Allfanarts (notamment en étant Community Manager). La deuxième est de redonner vie à ce blog. La troisième est de (re)commencer sérieusement le japonais.

Samedi dernier, j’ai sauté le pas en ouvrant la porte de la librairie japonais Jukundo pour racheter une édition plus récente de la technique d’apprentissage Minna no Nihongo. Le Japon fait partie des pays que je veux absolument visiter une voire plusieurs fois. Et ce n’est pas forcément Tokyo qui m’intéresse le plus, mais tout ce qui est Kyoto et la baie d’Osaka. Autant dire que dans ces régions, l’anglais n’est plus d’une grande aide !

Si ça vous intéresse, je vous propose de suivre mon périple dans l’apprentissage de cette langue. Et pourquoi pas me donner des conseils si vous êtes pratiquant ^^ ?

#VisiteUnMusée avec l’Expo « L’art du Pastel » au Petit Palais de Paris #expoPastels

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Le pastel, on le connaît surtout pour les Crayolas de notre enfance. Des Pastels gras, pas faciles à manipuler pour qui ne sait pas les utiliser. En grandissant on se rend compte que c’est un medium très pratique pour les croquis rapides. Utilisés comme tels par les peintres et autres dessinateurs pendant des siècles, l’exposition « L’art du Pastel de Degas à Redon » du Petit Palais nous donne l’occasion de découvrir le pastel autrement.

Si vous cherchez à être surpris, c’est vraiment l’expo à aller en ce moment sur Paris. Le Petit Palais nous fait découvrir une collection de 200 pastel, avec des thèmes beaucoup plus variés que de simples portraits ou esquisses. On y retrouve tous les principaux courants artistiques du XIXe siècle.

La plupart sont de véritables trompe-l’œil : de loin, on dirait des peintures à l’huile. C’est impressionnant. Il faut s’approcher des toiles pour voir que ce qu’on voyait comme une pluie d’or n’était en fait qu’un jeu de couleurs hachurées…

Blame! adapté par Netflix

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Blame! adapté par Hiroyuki Seshita (sur Netflix)

ou la petite surprise de début 2018 qui se regarde bien

C’est la première fois que je m’attaque au catalogue de créations Netflix, et pas si déçue que ça ! Contrairement à beaucoup, j’ai découvert Blame! sur le tard. J’ai moyennement accroché au tome 1, mais j’ai tout de suite eu l’impression que ça pouvait devenir un truc qui irait très loin.

Je n’ai jamais continué le manga, et malgré tout j’ai décidé de regarder le film. C’est connu, une adaptation en animé ou film n’est pas souvent l’intrigue originale du manga. C’est même souvent l’occasion d’arpenter un scénario avorté ou secondaire. Comme un univers parallèle. Durant mon visionnage, j’ai bien senti qu’il ne s’agissait pas d’une adaptation propre : plus d’un « film basé sur » que d’un « film canon ». Le manga a l’air d’avoir un univers beaucoup trop riche pour tenir dans un format de moins de 2h.

Ca a été néanmoins une belle découverte, qui mérite le détour. Ne serait-ce que pour le travail visuel très original et déstabilisant.

L’enfer de Zola est assourdissant mais vivant

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L’Assommoir d’Émile Zola

ou le récit d’une longue et tragique descente aux Enfers

On ne peut pas lire L’Assommoir sans penser aux Misérables de Hugo. Qu’on l’ait lu ou pas, il y a quelque chose qui résonne entre ces deux œuvres. Les deux auteurs ont voulu par ces récits dénoncer ce qui se passait. Mais L’Assommoir est étonnamment très facile à lire. Peu de description, tout est sensoriel. C’en est même déstabilisant pour le lecteur habitué de Zola.

Mimant avec réalisme et style un sujet très sérieux, l’alcoolisme, Zola arrive à nous entraîner sur la route d’une longue descente aux Enfers. Plus on avance, plus elle est inéluctable. Il finit par se dessiner un petit théâtre de ville où les habitants regardent tous évoluer Gervaise sur la scène de la décadence. C’est d’autant plus tragique que Gervaise est présentée comme une innocente, victime des événements et des gens. Une victime avec du caractère et sa fierté qui vont l’emmener de tout en haut à plus bas que terre.