Et vous ? Que feriez-vous si des Titans venaient pour vous dévorer ?

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L’Attaque des Titans adapté par le studio Wit Studio Production I.G.

ou quand on découvre une pépite après tout le monde

Autant dire tout de suite que je ne m’attendais pas du tout à trouver la série aussi prenante. Je l’ai découverte par hasard et par la force des choses, comme on dit.

Un dimanche pluvieux de décembre, plutôt que de sortir, j’ai profité de mon abonnement vidéo pour faire le tour du catalogue. Après Ghost in the Shell, j’ai eu envie d’aller faire un tour du côté des animés et je suis tombée sur L’Attaque des Titans. On m’en avait parlé en 2013, mais j’avais eu des retours mitigés. Depuis de l’eau a coulé sous les ponts (ou plutôt du sang avec Game of Thrones), et j’ai décidé de passer outre les avis négatifs.

Le début est déstabilisant parce que beaucoup de personnages principaux meurent d’un coup, notamment des personnages qui semblaient fait pour durer. D’autres restent en vie alors qu’on se serait dit qu’ils auraient été les premiers à mourir. Y compris parmi les protagonistes. Ce que j’ai bien aimé, c’est le fait d’avoir une intrigue construite. Pas de surenchère du cliffhänger pour rien. Les principes moraux sont mis à rude épreuve et dans ce monde à mi-chemin entre l’anticipation et la dark fantasy, on suit les personnages tout en se posant des questions sur ses propres choix si on avait été dans la même situation. La situation est très bien vue du point de vue humain faible à des colosses mangeurs d’humains.

Blame! adapté par Netflix

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Blame! adapté par Hiroyuki Seshita (sur Netflix)

ou la petite surprise de début 2018 qui se regarde bien

C’est la première fois que je m’attaque au catalogue de créations Netflix, et pas si déçue que ça ! Contrairement à beaucoup, j’ai découvert Blame! sur le tard. J’ai moyennement accroché au tome 1, mais j’ai tout de suite eu l’impression que ça pouvait devenir un truc qui irait très loin.

Je n’ai jamais continué le manga, et malgré tout j’ai décidé de regarder le film. C’est connu, une adaptation en animé ou film n’est pas souvent l’intrigue originale du manga. C’est même souvent l’occasion d’arpenter un scénario avorté ou secondaire. Comme un univers parallèle. Durant mon visionnage, j’ai bien senti qu’il ne s’agissait pas d’une adaptation propre : plus d’un « film basé sur » que d’un « film canon ». Le manga a l’air d’avoir un univers beaucoup trop riche pour tenir dans un format de moins de 2h.

Ca a été néanmoins une belle découverte, qui mérite le détour. Ne serait-ce que pour le travail visuel très original et déstabilisant.

Faut-il lire Guerre et Paix avant de le voir ?

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Guerre et Paix, adapté en série par la BBC

ou l’adaptation parfaite pour les non lecteurs de Tolstoï ?

Pour fêter le passage de 2017 à 2018, France 2 nous a proposé de regarder la série Guerre et Paix, adaptée par la BBC. La chaîne anglaise est connue pour proposer des courtes séries littéraires de qualité, surtout issues de la culture anglo-saxonne (voir le top 25 des meilleures séries de la BBC sur Sens Critique), mais pas que. Depuis Sherlock, The Musketeers, Little Dorrit et Jane Eyre, je me suis rangée aux côtés de ceux qui voient les créations de la BBC comme un gage de qualité et de liberté d’interprétation mesurée. Je ne m’attendais donc pas à revoir une adaptation aussi léchée que la série téléfilm diffusée sur la même chaîne en 2007.

La BBC a apporté un regard neuf sur ce volumineux roman. Le ton est frais et l’ensemble est bien rythmé. On ne s’ennuie pas car les passages contemplatifs sont bien préparés et travaillés. L’ambiance y est même plus éthérée que dans Little Dorrit grâce à l’omniprésence des soies et la surabondance des richesses de la haute bourgeoisie russe. Le choix des lumières et des couleurs donne l’impression de voir quelque chose de naturel. L’immersion dans l’histoire est très rapide. Le jeu des acteurs est bien dosé, même s’il peut y avoir quelques flottements à de rares moments. La musique sait se faire discrète mais appuie bien les passages épiques.

Cette mini-série a été sympathique à regarder. Mais elle soulève un point que j’avais déjà remarqué à plusieurs reprises. Les personnages ne vieillissent pas, ou quasiment pas. Et c’est d’autant plus frappant quand on sait que l’actrice de Natacha est censée jouer une jeune fille d’environ 12 à 14 ans au tout début et qu’elle ne change absolument durant toute la série. Même quand elle est censée être changée. De même, le choix des passages philosophiques et leur adaptation est parfois brouillon.

L’adaptation de la BBC n’est pas la seule à subir cela. La Guerre et La Paix de Tolstoï se déroule sur 15 ans, il est normal dans ce cas d’arranger ou de tronquer si on veut garder les mêmes acteurs tout du long.

J’en viens à me demander si pour regarder un feuilleton ou un film Guerre et Paix, il ne faut pas lire le roman avant.