Photo smartphone, photo poubelle ?

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Ce billet fait suite à un thread que j’ai voulu lancer sur mon instagram privé. Finalement, je trouve que le sujet est assez important pour en parler publiquement. Je m’étais déjà la réflexion avant d’acquérir mon Fuji X-E3 et que je shootais au smartphone, mais suite à la visite d’hier au Quai Branly j’ai besoin de crever l’abcès…

La Nuit des Mille bougies – Musée du Quai Branly

 

Est-ce que prendre des photos avec un smartphone détériore notre rapport au sujet ? Est-ce que, limité par les conditions et notre matériel, on ne prendrait beaucoup trop facilement des photos dites jetables ? Dans les événements avec beaucoup de monde massé devant une œuvre, faisant du coude à coude pour voir ce qui s’y passe, on n’a peu de temps pour penser à autre chose qu’à photographier. On en oublie même de regarder le sujet. On shoote, on patiente en regardant déjà le tableau suivant, et rebelotte. Même si on est soigneux, on ne veut pas déranger donc on va le plus vite possible, estimant que tout le monde fera la même chose car il attend son tour.

Pourquoi ce constat ?

Quand il y a beaucoup de monde, ça devient la cohue. On prend vite fait un cliché et on prie pour que ça passe. Que tout ne soit pas trop flou, sous-exposé, bref qu’on ait une photo correcte à partager sur Facebook ou Instagram. On mitraille tout ce qu’on voit parce qu’on aura pas le temps de profiter de la vue, y en a d’autres derrière qui attendent.

En photographiant de cette façon, on passe à côté de mises en scène, d’une créativité potentielle, et même carrément à côté de l’œuvre qu’on verra mieux plus tard.
On ne prend pas le temps de profiter, d’ausculter ce qu’on nous présente et de rechercher la meilleure façon de mettre en valeur le travail de l’artiste et du commissaire de l’exposition.

C’est seulement dans la salle sur la photo où j’ai pu faire quelques tests, parce que ma pote était au téléphone. J’étais dans un coin et j’attendais le bon moment. A l’affût.

 

La course dans la vie, la course dans les loisirs

D’habitude, je partage peu ce que je prends en photo sur les réseaux sociaux. J’estime qu’il s’agit d’une partie de ma vie privée. Par exemple, vous ne trouverez aucun portrait de mon entourage, non seulement parce que je veux les protéger mais aussi parce que je n’ai aucun droit sur leur image. Mais ce week-end, entre la gestion des réseaux sociaux du forum Allfanarts et la visite de l’expo Enfers et Fantômes d’Asie qu’on m’a réclamée corps et âme, j’ai partagé plus que nécessaire partout. Prise dans le flot, je me suis sentie dans la nécessité de shooter un maximum, même si les conditions n’étaient pas réunies. Face à une foule compacte digne d’une Japan Expo, les esprit s’échauffent plus facilement, ça s’impatiente. Et encore, à la Japan Expo, les gens sont beaucoup plu cools !

Pourtant, tout le monde ne comprend pas forcément que pour faire de bonnes photos dans le noir. Il ne suffit pas de faire clic clac kodak. On vérifie qu’on soit droit, on checke l’exposition, et on garde un œil sur le cadrage parce que le grand angle ne permet pas de zoomer sur un endroit précis d’une tapisserie ou d’une eau-forte. Sans compter les différents tests de cadrage à cause des reflets de la lumière.
Tout ça demande du temps et de la patience. Tout le contraire d’une photo au smartphone.

Et j’ai comme l’impression que les gens l’ont oublié la plupart du temps. Certains n’ont même pas connu l’époque de l’argentique. Donc prendre son temps pour faire une photo n’est pas du tout ancré dans leurs habitudes. Sauf que le public qui va voir les expos n’a pas 15 ans. Ca crée un climat de stress permanent durant les visites qui ont beaucoup d’affluence.

 

Le photographe est un chasseur

Tout ça pour dire que les futures expos avec autant de monde, je ne ferai certainement pas de photos avec l’appareil photo. Ou alors je serai seule et je me choisirai un spot, comme le chasseur qui se planque pour traquer le canard. Métaphore un peu agressive pour certains, mais moins qu’un simple mitraillage sans regarder ce qu’on fait.

Musée du Quai Branly

 

N.B. : cet article est un ressenti de ma dernière visite. Tout le monde n’est pas comme ça. La preuve : dès que le gros du monde est parti, tout le monde est redevenu civilisé et agréable. Mais j’avais décidé de découvrir un autre pan de la culture japonaise, pas de visiter le salon de l’agriculture….

Fuji XE3 Setup #1 : Shooting en musée

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Disclaimer : Avant de commencer, je veux juste rappeler que je ne fais pas de la photographie professionnelle. Je suis juste une amatrice très passionnée encore en pleine formation. Je suis donc exigeante, mais pas au même niveau qu’un photographe qui vit de ses shootings. Les conseils que je peux prodiguer découlent de ma jeune expérience, et ne demande qu’à être perfectionnés !

Musée d’Orsay

Petit article sans prétention pour vous présenter rapidement le matériel que j’utilise pour mes escapades en musées. Tout d’abord pourquoi ?
Avec mes 2 pass annuels de musées parisiens, je peux visiter en illimité le Musée d’Orsay et ceux du réseau de la Ville de Paris. J’ai dcidé de faire profiter de mes sorties au groupe Facebook de dessineux que je gère, d’où l’apparition de billets avec le #VisiteUnMusée. Tous n’habitent pas Paris, tous n’ont pas les moyens de visiter des musées (budget, enfants, temps, etc), du coup mes shootings en musée me permettent à la fois de partir à la découverte de choses que je ne serai pas allée voir de moi-même, et en même temps de proposer à plusieurs personnes de voyager ou d’étayer leurs recherches graphiques.

Cependant, shooter en musées implique énormément de contraintes, et je dirai même beaucoup plus qu’en photo de rue.

Série Kanji et Kana n°1 : Apprentissage du japonais

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Semaine 1 : apprentissage des Kanas

2018 est l’année de beaucoup de changements. Ma première résolution est de m’investir davantage dans l’équipe du forum Allfanarts (notamment en étant Community Manager). La deuxième est de redonner vie à ce blog. La troisième est de (re)commencer sérieusement le japonais.

Samedi dernier, j’ai sauté le pas en ouvrant la porte de la librairie japonais Jukundo pour racheter une édition plus récente de la technique d’apprentissage Minna no Nihongo. Le Japon fait partie des pays que je veux absolument visiter une voire plusieurs fois. Et ce n’est pas forcément Tokyo qui m’intéresse le plus, mais tout ce qui est Kyoto et la baie d’Osaka. Autant dire que dans ces régions, l’anglais n’est plus d’une grande aide !

Si ça vous intéresse, je vous propose de suivre mon périple dans l’apprentissage de cette langue. Et pourquoi pas me donner des conseils si vous êtes pratiquant ^^ ?

Assainir mes lectures

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Assainir la lecture

Écorner et noter pour dépolluer son rapport à la lecture

Depuis que je me suis mise à relire, j’ai donc laissé de côté la lecture numérique au profit du papier. Mais ça n’est pas tout : je reprends de vieilles habitudes de moi étant môme : je corne les pages de mes livres poches. Et j’écris au crayon dans les marges en plus de mettre un post-it (si besoin).

La lecture numérique : comment ma liseuse a fini dans ma bibliothèque

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La liseuse présente des atouts indéniables, notamment le fait de pouvoir stocker un nombre colossal de livres dans un minimum de place. C’est également un outil génial pour lire en langue étrangère, notamment avec la Kindle et son système X-Ray qui vous permet de lire vos séries avec un index de personnages consultable à tout moment. Et puis, on (re)découvre le plaisir d’annoter des passages entiers. Le rapport à la lecture prend une autre forme et ça a été un moment très plaisant. Pourtant j’en reviens. Ma liseuse ne quitte plus ma bibliothèque depuis bientôt 1 an.

Retour aux sources

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Suite à une panne de lecture, le blog Anarésume a pris la poussière. Pour reprendre goût à la lecture, j’ai volontairement décidé d’y céder après un peu plus d’1 an de contre désespéré. Les livres s’entassaient et n’étaient jamais finis. N’ayant jamais été une lectrice boulimique auparavant et ayant changé de contexte de vie, il était plus simple de tourner la page un moment pour passer à autre chose. Je commence tout juste à reprendre plaisir à la lecture.