Série Kanji et Kana n°1 : Apprentissage du japonais

Semaine 1 : apprentissage des Kanas

2018 est l’année de beaucoup de changements. Ma première résolution est de m’investir davantage dans l’équipe du forum Allfanarts (notamment en étant Community Manager). La deuxième est de redonner vie à ce blog. La troisième est de (re)commencer sérieusement le japonais.

Samedi dernier, j’ai sauté le pas en ouvrant la porte de la librairie japonais Jukundo pour racheter une édition plus récente de la technique d’apprentissage Minna no Nihongo. Le Japon fait partie des pays que je veux absolument visiter une voire plusieurs fois. Et ce n’est pas forcément Tokyo qui m’intéresse le plus, mais tout ce qui est Kyoto et la baie d’Osaka. Autant dire que dans ces régions, l’anglais n’est plus d’une grande aide !

Si ça vous intéresse, je vous propose de suivre mon périple dans l’apprentissage de cette langue. Et pourquoi pas me donner des conseils si vous êtes pratiquant ^^ ?

Comment j’apprends le japonais ?

En autodidacte : pourquoi ?

J’ai décidé de passer par la pratique autodidacte parce que j’ai un environnement propice : j’écoute de la musique japonais régulièrement, j’ai regardé/je regarde des animés en VOST depuis l’adolescence (j’en ai retenu quelques phrases ou expressions toutes faites), j’ai déjà essayé d’apprendre le japonais 2 fois sans grande motivation durant l’adolescence. J’avais déjà bien à faire avec l’anglais, l’allemand, l’italien, le latin et le grec !
J’ai toujours plus ou moins des facilités à apprendre les langues, beaucoup moins à les pratiquer. On pourrait m’assimiler à une scientifique qui dissèque les langues à grands coups de grammaire, de lexicologie et d’étymologie. Les cours d’ancien français étaient du pain béni pour moi ❤

Le mieux est de se confronter à la langue plus directement. Je me suis donc renseignée pour prendre des cours de japonais dans des écoles réputées type Inalco. Quand j’ai vu les prix, j’ai abandonné tout de suite l’idée. Les associations parisiennes qui existent sont davantage un entraînement aux concours, mais ce n’est absolument pas mon but actuellement.
Leur rythme est d’environ 1 à 2 fois par semaine. Les horaires ne me conviennent pas, ni le temps passé à étudier la langue. En étant autodidacte, je peux adapter mon emploi du temps et y consacrer beaucoup plus de temps, lier mes loisirs à mon apprentissage, etc.

Même si j’apprécie le travail de groupe pour pratiquer une langue, le fait d’avoir appris plusieurs langues mortes et vivantes m’a permis de voir que la méthode d’apprentissage est plus ou moins similaire d’une langue à une autre.

En autodidacte : comment ?

Mon but sera d’apprendre la langue à mon rythme et en essayant de faire en sorte que ça soit le plus intuitif possible. Je souhaite vraiment me faire un programme sur-mesure pour assimiler les bases de la langue de a façon la plus naturelle possible. Apprendre par coeur des lignes de texte bêtement ne m’intéresse pas. Faire la course pour savoir qui aura appris le plus grand nombre de kanji, sans essayer de comprendre leur origine ne m’intéresse pas non plus.

Dans mon entourage, on est plusieurs à s’intéresser à la langue japonaise, donc je leur ai proposé de pratiquer ensemble l’écrit et l’oral.

Côté manuels, voici avec quoi je travaille :

  • Kanji & Kana : manuel et lexique (vol. 1 et vol. 2), 7e édition
  • Grammaire japonaise fondamentale : de la théorie à la pratique, de Reïko Shinamori
  • Minna no Nihongo : débutant niveau 1 (manuel CD + manuel fr)
  • A dictionnary of Japanese Grammar, vol. 1 et vol. 2, par The Japan Times

Côté applications, j’utilise régulièrement :

  • Toutes plateformes confondues
    • Takoboto : dictionnaire de japonais vers anglais ( pour certains mots allemand / français aussi)
  • Windows Store
    • Kakitai : apprentissage de l’écriture au stylet, tests d’écriture, vocabulaire.
    • Daily Kanji : découverte d’un kanji par jour avec schéma pour le tracer
    • Kanji Book : dictionnaire de kanji
  • Google Play Store
    • Obenkyo : tests de reconnaissance des kanas et kanji
    • NHK Easy Japanese News : lecture de news très courtes en japonais avec lexique des mots complexes en bas d’article
    • Kanji Study : étude du tracé des Kanas et Kanji avec un classement par radicaux, des variantes d’écriture dans plusieurs typographies, des exemples de mots, etc.

Côté écriture, j’ai acheté un petit journal 3 ans japonais pour écrire au moins une phrase par jour à la main.

Pour le moment, étant donné la taille du cadre, je suis obligée d’écrire à l’occidentale.

 

Apprendre, c’est lire mais surtout écrire

Je m’étais donné 1 semaine pour apprendre par cœur tous les kanas. J’ai mis 4 jours, à raison de 2h par jour, pour apprendre les hiraganas et 2 jours pour les katakanas, à raison de 2h30 par jour. Il  a un soir où je n’ai pas pu travailler dessus, et où je me suis rabattue sur Obenkyo pour réviser.

L’application Kakitai m’a permis d’écrire chaque Kana plusieurs fois. Le fait de faire des exercices d’écriture sur ma tablette avec un stylet est un vrai plus. L’appli reconnaît tout de suite si l’idéogramme est le bon, on nous explique comment tracer les traits, et surtout ça éviter d’acheter des cahiers d’écriture qui seront noircis beaucoup trop tôt.
L’appli ne donne pas la même méthode que le manuel Minna no Nihongo ou le manuel Kanji & Kana pour apprendre les Kanas. J’ai volontairement choisi d’apprendre avec l’appli Kakitai pour apprendre à reconnaître tous les Kanas dans n’importe quel ordre. Le piège du par coeur, c’est de ne connaître que lettres / sons que dans un seul ordre.

En passant ensuite des Tableaux des 50 sons, je vais beaucoup plus vite pour retrouver un son par rapport à un autre. Mais me connaissant, je savais qu’il fallait que je passe par l’étape rébarbative de réécrire plusieurs fois les sons dans tous les sens possibles pour me déshabituer des suites logiques que je créé dans ma tête pour apprendre.
A noter que j’ai trouvé une erreur dans l’appli Kakitai. Attention au son Ri. Quand vous étudiez les Hiraganas, l’application confond り   et リ. リ  apparaît au lieu de り lors de la validation du tracé.

Le manuel Kanji & Kana m’a été d’une très grande aide pour confirmer ou invalider ce qu’il y avait dans l’appli Kakitai et la typographie des sons dans le Minna no Nihongo. Personnellement, c’est celui qui me paraît le plus utile au quotidien. Le Minna no Nihongo, même s’il a été réactualisé, est peu très rigide et ne s’adapte qu’à certains types de situations.

Chaque session d’apprentissage est clôturée par une session de lecture sur NHK Easy Japanese News. Je ne comprends pas forcément ce que je lis, mais le but est surtout d’habituer mon oeil et mon cerveau à reconnaître les kanas. Pour que tout devienne plus fluide. Je ne suis pas une partisane de la méthode purement photographique. Je sais qu’elle ne fonctionne pas sur moi, mais surtout elle a ses limites. On fait des progrès très rapidement au début, mais face à un texte avec des mots inconnus, il faut réussir à décortiquer une phrase et comprendre les radicaux.

 

La semaine qui arrive, je vais commencer par la leçon n°1 du Minna no Nihongo. Ca va me rappeler des souvenirs ! Je verrai comment j’évolue à partir de là ^^