Les Mystères d’Udolphe d’Ann Radcliffe

Un véritable marathon de la littérature, Les Mystères d’Udolphe réservent des surprises au lecteur. J’ai tout de même eu beaucoup de mal à le finir, et je pense qu’un roman plus concis aurait été bénéfique pour l’intrigue. Mais il est vrai que les descriptions de paysages donnent vraiment de partir en vacances !
J’avais choisi ce livre pour y retrouver du fantastique, malgré les quelques critiques que j’avais déjà lues : beaucoup de pudeur (due à l’époque de la publication) et tout est rationalisé. Quelques éléments restent sans réponse et d’autres sont expliqués très tardivement.

Titre (français) : Les Mystères d’Udolphe (ISBN : 9782070403776)
Auteur : Ann Radcliffe

Nombre de chapitres : 32
Nombre de pages : 234 (à lire)

Personnages : Emilie, Monsieur Saint-Aubert, Valancourt, Monsieur et Madame Montoni, Annette, Ludovico, Morano pour les principaux.

Résumé

Emilie part en voyage avec son père dans le Languedoc, après la mort rapide de sa mère, Madame Saint-Aubert. Le père meurt durant ce voyage et laisse sa fille dans les griffes de sa sœur. Celle-ci pense qu’Emilie n’est pas une jeune fille bien élevée, et qu’elle passe son temps libre avec son amant, Valancourt, en période de deuil.
Quand la tante se marie avec Montoni et empêche le mariage d’Emilie et de Valancourt, Montoni, sa femme et sa nièce partent pour Venise puis pour le château d’Udolphe dans les Apennins. Montoni passe son temps à promettre sa nièce au plus offrant et Emilie se retrouve assaillie jusque dans sa chambre : une porte menant à tous les endroits du château est dans sa chambre. Elle ne peut être verrouillée que de l’extérieur. Morano, le prétendant de Venise, viendra enlever Emilie. Son plan échoue et il se retrouve entre la vie et la mort. D’autres cavaliers s’en prennent à Emilie dans les couloirs alors qu’ils sont ivres, mais elle réussit toujours à s’en sortir.
En parallèle, Emilie découvre les mystères et les fantômes du château. Elle ira jusqu’à explorer la tour d’orient pour retrouver sa tante, alors que les escaliers sont maculés de sang. Montoni met énormément de pression sur sa femme, puis sur sa nièce, pour avoir leurs propriétés. Emilie signe, après la mort de sa tante, parce qu’elle ne peut supporter Montoni et sa vengeance. Mais elle profite néanmoins du vacarme au château, après une attaque, pour s’enfuir avec Annette sa femme de chambre, Ludovico l’amant de cette dernière, et Dupont (un prisonnier du château qui aime Emilie).
Le livre IV explique comment Emilie rentre en France, comment se finit son histoire d’amour avec Valancourt et pourquoi Emilie ressemble tant à feu Madame de Villeroi. Celle-ci n’est que la sœur de Monsieur Saint-Aubert. Emilie recouvre ses biens, rend le château d’Udolphe à la famille, dote Annette pour la marier à Ludovico, et enfin se marie avec Valancourt. Tout est bien qui finit bien.

Mon avis

Un des points noirs de ce roman au départ (donc la moitié du livre) est le fait que tous les personnages pleurent. On peut se retrouver à sauter des passages parce que ce sont toujours les mêmes scènes de lamentations. L’autre point noir majeur est l’aspect stéréotypé des personnages… Tout au long du roman, les personnages dits secondaires n’auront aucun ou peu de développement psychologique.

Plus j’ai lu ce roman, et moins j’ai été étonnée par la suite des événements. Les Mystères d’Udolphe répondent au canon du roman d’amour du 17e siècle et du 18e siècle (je me suis presque crue dans La Princesse de Clèves par moment). La personnalité du roman vient du fait que beaucoup de personnages sont mauvais et entretiennent le mystère.
L’histoire commence réellement à la page 316, où le nom du château est ENFIN mentionné. L’histoire perd de la vitesse dans les pages 660-680 : car, rebelote, on nous présente un château et ses habitants de la même manière que le château d’Udolphe mais en moins sombre. Et voilà le point faible de ce roman : tout n’est que répétitions. Je ne dis pas que littérairement, on a une grande force d’écriture. Mais le lecteur d’aujourd’hui qui veut lire ce livre pour se divertir doit passer son chemin. Ou alors être très patient. Pour ma part, j’ai décroché vers le début du dernier livre. C’était tout vu que malgré tout, les deux amoureux finiraient ensemble. Par contre, j’ai bien apprécié le 1er livre et la partie dans le château d’Udolphe.

Mes passages favoris restent le moment où Emilie part à la recherche de sa tante dans la tour d’Orient, et le moment où Emilie et une femme de chambre vont aller dans les anciens appartements de Madame de Villeroi. Dans le premier cas, on se croirait presque dans le conte de Barbe Bleue, et dans le second cas, la présence fantomatique de Madame de Villeroi n’est pas expliquée et fait froid dans le dos.

Note : https://i0.wp.com/www.anassete.org/images/site/2.gif

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